Al-Ahram Hebdo, Afrique | Négociations difficiles
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 Semaine du 6 au 12 août 2008, numéro 726

 

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Afrique

Zimbabwe. La deuxième session de pourparlers entre les représentants du régime et de l’opposition a repris cette semaine. Plusieurs points de désaccord persistent cependant toujours. 

Négociations difficiles 

Après cinq jours de suspension, les pourparlers entre le gouvernement et l’opposition ont repris dimanche dernier dans un endroit tenu secret en Afrique du Sud. Les deux parties ont décidé de reprendre leurs négociations, suspendues en raison de consultations, dans un climat d’entente. Donnant ainsi une nouvelle chance pour faire réussir les discussions inter-zimbabwéennes. Entre-temps, le médiateur dans la crise, le président sud-africain Thabo Mbeki, avait rencontré Morgan Tsvangirai, le leader du Mouvement pour un changement démocratique (MDC) et s’était rendu à Harare pour y rencontrer le président Mugabe. « Les discussions progressent », avait affirmé le président Mbeki, tandis que son homologue zimbabwéen souhaitait une « issue positive » aux négociations et que son rival Morgan Tsvangirai se déclarait « plutôt satisfait » de la progression des discussions. En effet, le chef de l’Etat, au pouvoir sans interruption depuis l’indépendance en 1980, et le leader de l’opposition Morgan Tsvangirai, font l’objet de pressions de la part de l’Afrique et du reste de la communauté internationale pour s’entendre sur la formation d’un gouvernement d’union nationale.

Ce gouvernement et le partage du pouvoir étaient les principaux articles dans l’accord conclu le 21 juillet dernier par les représentants du président zimbabwéen Robert Mugabe et du leader de l’opposition Morgan Tsvangirai. Ces derniers ont un délai de deux semaines pour régler leur question et trouver une issue à leur crise née de la réélection controversée de Robert Mugabe. Arrivé en tête du premier tour de l’élection présidentielle en mars, Tsvangirai s’était retiré avant le second tour en raison du climat de violences entretenu, selon lui et la communauté internationale, par le parti présidentiel.

Actuellement, le principal point d’achoppement entre les partis en conflits est le délai de deux semaines.

Les deux leaders sont pressés de trouver une issue à la crise pour ne pas être inculpés de la part de la communauté internationale. Le porte-parole du médiateur sud-africain a également indiqué que ces deux semaines de discussions n’incluaient pas les journées de suspension : « Ces deux semaines doivent être considérées en fonction des quatre ou cinq jours qu’ils ont pris pour consultations » a-t-il expliqué. Partageant le même avis, le président Mugabe a affirmé : « Nous aimerions voir la conclusion rapide des pourparlers et une issue positive afin de pouvoir nous concentrer sur notre économie ». Son rival a insisté sur le fait que le délai initial de deux semaines retenu pour les négociations pour définir une formule de partage du pouvoir n’était pas « inflexible ». « Deux semaines, cela peut sembler trop court, mais ce n’est pas inflexible. Je suis sûr que les facilitations vont ajuster en fonction des avancées faites », a affirmé Tsvangirai en ajoutant que son poste sera déterminé selon l’accord obtenu à l’issue de ces négociations « détaillées ».

Le leader de l’opposition s’est déclaré satisfait de négociations. « Mais il y a, comme dans toutes négociations, des points d’achoppement qui ont besoin d’être éclaircis », a affirmé Tsvangirai qui s’est également prononcé favorable à une sortie honorable pour le président Mugabe et à un gouvernement de transition ne durant pas plus de deux ans. « Les rôles de Robert Mugabe et de Morgan Tsvangirai dans le gouvernement envisagé devront être négociés par les différentes parties », avait conclu l’opposant zimbabwéen. Tandis que le président Mugabe avait évoqué une rencontre avec son opposant : « Il y a des étapes qui demandent la présence des leaders en personne, j’espère que cette étape arrivera bientôt ». Un pas qui ne peut se faire sans que des progrès tangibles ne soient acquis.

Maha Salem

 

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