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La vie mondaine

Politique . Le terrible malaise que vit actuellement l’intellectuel européen à cause de la pression israélienne a suscité l’intérêt d’un de nos lecteurs.

L’image d’Israël ou le malaise des intellectuels

Le jour même du décès de Yasser Arafat, j’ai eu une longue conversation avec Alain Ménargues (correspondant de guerre pendant l’invasion israélienne du Liban pour plusieurs radios françaises), l’homme qui a tant å gêné ò les sionistes, ces derniers temps en France, en å crachant ò des vérités.

Pour ceux qui ne connaissent pas l’auteur du Mur de Sharon, il importe de préciser qu’il était directeur adjoint de RFI ainsi que de RMC-MO, avant d’être contraint à la démission.

Son livre, véritable témoignage des années 1980, a fini par provoquer l’ire des milieux pro-sionistes en France qui, forts d’une longue expérience de manipulation, sont parvenus à convaincre les journalistes de Radio France que leur chef véhiculait un å horrible message d’antisémitisme pur et dur ò.

Ce journaliste, l’un des meilleurs en France, m’a transbordé à travers notre conversation le terrible malaise que vit actuellement l’intellectuel européen, Israël étant parvenu à contraindre certains parmi eux à se taire et à fermer les yeux sur son terrorisme d’Etat.

L’exemple d’Alain Ménargues n’est pas isolé, sur la scène française. Quelques années plus tôt, déjà, l’intellectuel Roger Garaudy fut terriblement marginalisé et banni de la sphère pensante pour avoir tenté de prouver que l’Holocauste a bel et bien eu lieu mais dans d’autres conditions et à d’autres niveaux que ceux diffusés par le lobby sioniste.

En outre, il y a eu l’exemple fort édifiant de Pascal Boniface. Auteur de Est-il permis de critiquer Israël ?, le directeur de l’influent Institut de Relations Internationales et Stratégiques (IRIS), s’est retrouvé sur le banc des accusés å antisémites ò.

Au cours des dernières années et, plus précisément, depuis le déclenchement de la seconde Intifada, l’image de l’Etat hébreu s’est gravement dégradée en Europe provoquant, dans la foulée, un terrible embarras pour les décideurs de Tel-Aviv.

Chancelleries et hommes d’influence ont alors décidé de contrecarrer toute menace susceptible de porter atteinte à l’image d’Israël.

Le plus frappant, depuis, c’est que plusieurs lobbies pro-sionistes sont allés jusqu’à _uvrer de manière à contraindre les gouvernements européens à assimiler la critique de l’Etat hébreu à une forme d’antisémitisme. Ce qui est tout à fait inadmissible, d’autant plus que l’image du monde arabo-musulman ne cesse d’être ternie par les mêmes groupes de pression, en toute impunité.

Le cours des événements va crescendo. Et Israël et ses sbires ne comptent pas s’arrêter là. Ce qui risque d’envenimer les tensions.

Et, si Alain Ménargues compte fonder une instance en mesure de défendre intellectuels et journalistes contre ces procès politico-politiques, d’autres, bien d’autres, ont opté pour le silence.

Mais, en tout cas, les pratiques israéliennes en matière de manipulation sont désormais connues par tout un chacun, tellement elles sont flagrantes. Scandaleuses.

Bassam Bounenni,
Paris.



La personnalité égyptienne !

Je pense que vous serez d’accord avec moi sur ce sujet : qu’avant de prétendre que les programmes télévisés doivent changer, il faut définir la personnalité égyptienne que nous voudrions voir exister à l’avenir. Un contemporain de l’aristocratie, un descendant des bons vieux å pachas ò ? Ou bien, et Dieu nous en garde, quelqu’un qui ressemble à l’absurde personnage du å Lembi ò ?

Du point du vue idéal, le modèle de l’å Egyptien ò du futur doit être physiquement et mentalement en pleine forme, et relativement cultivé pour pouvoir débattre de tout. Il devra également être parfaitement fidèle et dévoué à son travail et à la société dans laquelle il vit.

Le citoyen égyptien doit également être honnête, pieux et bien convaincu qu’il se trouvera face à son créateur le Jour du jugement dernier. Il doit espérer de tout son c_ur que ce jour-là, il recevra le Livre à sa droite.

Aristote a dit : L’art est le miroir de la vie ò et aujourd’hui, je crois que nous pourrions dire que å la vie est le miroir de l’art ò. De fait, les jeunes d’aujourd’hui ont tendance à imiter les å héros ò qu’ils voient sur l’écran, qu’ils soient un bon ou un mauvais exemple.

Comment peut-on dresser le portrait robot du héros qui pourrait fasciner la jeunesse d’aujourd’hui ? Permettez-moi de prendre pour exemple les å héros tragiques ò de Shakespeare comme Brutus, un homme issu de la noblesse, mais qui n’est pas vraiment un riche aristocrate et qui, comme tout le monde, peut commettre des erreurs.

Sans doute devrions-nous chercher l’exemple d’une personne qui aurait les caractéristiques d’un gentleman anglais et celles de Saladin ou ses princes.

De tous les artistes égyptiens, je trouve que le grand acteur défunt Ahmad Mazhar est peut-être celui qui se rapproche le plus de l’idéal dont je parle. Mais je suis certain qu’il y en a tant d’autres.

Mamdouh El Dakhakhni,
Alexandrie.



Bravo !

Al-Ahram Hebdo a publié dans le numéro 533 un excellent reportage à l’occasion du 125e anniversaire du Collège de la Sainte Famille des pères jésuites au Caire. La présentation était claire, nette et précise. Bravo aux journalistes qui ont écrit ce dossier pour leurs gros efforts en vue de nous faire revivre l’histoire du collège qui est aussi la mienne. J’ai été encore plus ravi en lisant le portrait consacré au Révérend père Sans dans la page Visages. J’ai pu connaître de plus près la vie et l’_uvre de ce prêtre affectueux, qui a toujours écouté attentivement ses élèves. Je voudrais, en tant que jeune ancien du collège, exprimer toute ma joie, mais aussi ma gratitude envers le père Sans, qui m’a non seulement aidé à aimer la lecture et l’écriture correctes du français, mais qui a aussi largement contribué à inculquer à ses élèves un mode de pensée logique et la nécessité d’avoir un dialogue constructif avec l’autre.

Aujourd’hui, je suis à l’Université américaine et je suis de plus en plus conscient de la richesse des conseils précieux que le père Sans m’a prodigués en toute sincérité. Je profite de l’occasion, à travers le Courrier des lecteurs, pour exprimer encore une fois au père Sans toute ma gratitude et mon affection les plus profondes.

Léon Froundjian,
Héliopolis.



Hommage à Rami Lakah

Par la voix de son rédacteur en chef, M. Mohamed Salmawy, Al-Ahram Hebdo numéro 535 (8-14/12/2004) a rendu hommage à l’homme d’affaires égyptien Rami Lakah, alors que le magazine Business Monthly, novembre 2004, édité par la Chambre de commerce américaine en Egypte, l’avait pour les mêmes raisons critiqué, pour d’imprudents agissements.

Pour avoir arraché le quotidien France Soir des mains d’acheteurs israéliens soutenus par le biais de leur ambassade, Lakah en solitaire isolé a infligé un camouflet à ceux qui se vantent de maîtriser les médias mondiaux. D’autant plus qu’il envisage de préparer pour France Soir une édition supplémentaire anglophone afin de proclamer mondialement le bien-fondé des revendications arabes face aux manigances qui se trament à Manhattan.

Non loin de l’obélisque de la Concorde, le Café d’Alexandrie, que Lakah réaménage dans le style oriental, constituera un centre d’échanges et de coopération politique et économique arabo-française qui servira à contrer les tendances qui tentent de nous isoler.

Alors que nous l’accusons de manque de patriotisme pour sa double nationalité, Lakah en a tiré parti pour marquer une heureuse issue en faveur de l’Egypte meurtrie par l’injuste zéro mondial.

Raouf Hakim,Le Caire.



Les danseuses des années 1970

Je suis marocaine et je vis en France, j’ai découvert votre jourLes danseuses des années 1970

Je suis marocaine et je vis en France, j’ai découvert votre journal hebdomadaire depuis peu de temps. Et je m’impatiente tous les mercredis afin de pouvoir le lire et apprendre des nouvelles sur l’Egypte et sur la vie des Egyptiens. Je suis en admiration devant ce pays, mais il y a une chose qui me choque : les meilleurs chanteurs et chanteuses arabes sont égyptiens et leurs plus belles chansons parlent d’amour, alors comment cela se fait-il que les Egyptiens soient si réticents et pudiques à ce sujet ? Par ailleurs, depuis les années 1970, on voyait les danseuses orientales comme étant le patrimoine de l’Egypte et pourquoi donc aujourd’hui le peuple égyptien ne veut-il plus en voir ou en parler ? Je ne vous juge pas, mais je voulais juste savoir d’où peut provenir ce revirement car pour moi, les Egyptiens étaient toujours l’exemple d’un peuple ouvert et innovateur.

Badia, France.
 
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