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Lecture économique de l’action égyptienne

Par Ibrahim Nafie

Le protocole d’accord sur l’établissement de zones franches appelées « Qiz », conclu entre l’Egypte, les Etats-Unis et Israël a dès sa signature fait l’objet de beaucoup de critiques et commentaires qui mettent en doute son efficacité.

L’action égyptienne doit être conçue dans le cadre d’une perception claire et d’un courage sans précédent dans l’évaluation de nos véritables problèmes.

Les décisions prises par le nouveau gouvernement au sujet des tarifs douaniers ont contribué à l’animation du marché égyptien après une longue période de stagnation. De même pour ce qui est de la réduction des impôts en vue d’alléger les obligations imposées aux citoyens les poussant à la fraude fiscale et de l’évasion des impôts sur les revenus. Parler d’une réduction des impôts, c’est élargir le cercle de ceux qui s’acquittent de ces obligations et contribuent en conséquence à la promotion des rentes nationales.

Notons à titre d’exemple que les tarifs imposés aux activités de divertissement et de détente, qui s’élèvent en moyenne à 40 % de leurs revenus, ont entravé le tourisme de loisirs en Egypte, écarté les chances d’un revenu important et de nombreuses offres d’emploi.

Il n’est donc pas question pour l’Egypte de slogans à brandir pour émouvoir ou de propos passagers à répéter. Il s’agit en fait d’une méthode d’action qui repose sur une vision globale et une perception claire des problèmes existants.

Quand nous parlons de plans pour la promotion du taux de croissance, l’amélioration de la situation économique et des conditions de vie, il faut penser au financement. Et pour réaliser l’équation difficile des fonds requis, nous pouvons stimuler le secteur privé, l’encourager à la création de nouveaux projets et l’attraction d’investissements étrangers sans négliger l’obligation du gouvernement à combler les lacunes.

La question qui se pose ici est la suivante : Faut-il attendre que le gouvernement ait l’occasion d’avoir les fonds nécessaires au financement de ces projets ou ouvrir la voie au secteur privé pour s’en charger ?

Il paraît clair de façon générale que les décisions prises au cours des derniers mois par le nouveau gouvernement commencent à porter leurs fruits dans le domaine des investissements étrangers. Plusieurs hommes d’affaires arabes ont entrepris d’orienter leur activité vers l’Egypte.

Pour revenir à la question des Zones industrielles qualifiées, il faut savoir que nous sommes entrés dans ce projet pour des considérations liées à notre vision des intérêts économiques de l’Egypte. Un projet d’autant plus important qu’il représente un bon investissement des relations avec les Etats-Unis.

A signaler dans ce contexte l’existence dans le Congrès américain d’un sentiment hostile qui a commencé à se traduire dans des projets et des résolutions, en grande mesure, opposés au flux de l’aide américaine octroyée à l’Egypte. Le Congrès a refusé ces projets et ces desseins grâce aux efforts de l’Administration américaine et du secrétaire d’Etat Colin Powell, qui ont affirmé l’importance et la vitalité des relations avec l’Egypte.

Ces incidents révèlent l’érosion des facteurs positifs dans les relations égypto-américaines et la présence d’éléments visant à éliminer ce qui reste de positif dans ces rapports.

Ces positions et ces changements ont poussé l’Egypte à mettre ses relations avec les Etats-Unis dans un cadre nouveau, d’agir en vue de soutenir et faire évoluer ces relations de sorte à servir l’Egypte sur les plans politique, économique et militaire.

Rappelons à titre d’exemple que le taux des exportations égyptiennes au marché américain (textiles, habillements et autres) s’élevait au sein des quotas d’importation à un milliard de dollars. L’abrogation de cet accord, prévue pour janvier prochain, risque de faire perdre à l’Egypte tout le marché américain.

La solution était dans la conclusion du protocole du Qiz, qui permet aux marchandises et aux produits de ces régions de pénétrer dans le marché américain sans tarifs douaniers.

Selon les calculs égyptiens, le protocole consolidera surtout notre économie et permettra de développer l’industrie textile et l’attraction de nouveaux projets. Sans compter l’établissement de sept grandes régions industrielles susceptibles de couvrir 89 % de nos exportations en vêtements et textiles.

 

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