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La vie mondaine

Femmes. L’article sur la polygamie publié dans le numéro 554 d’Al-Ahram Hebdo a suscité la vive réaction d’une de nos lectrices françaises.

L’hypocrisie du mariage
En lisant votre article sur les femmes publié le 20 avril, je me pose une question : je sais que le Coran dit qu’un homme peut avoir 4 épouses, mais aujourd’hui, nous sommes en 2005 et j’aimerais poser une question : Pourquoi une femme ne pourrait-elle pas avoir 4 maris ? Je plaisante, mais je suis révoltée par l’état de fait actuel résultant des temps très anciens. La femme n’est plus soumise à l’homme, elle est son égale. Pourquoi ne pas plutôt instaurer comme dans les pays européens la liberté du concubinage ou les pactes d’union civile entre un homme et une femme avant le mariage ? Pourquoi un homme et une femme ne pourraient-ils pas vivre ensemble sans être mariés ? Vous savez, c’est au quotidien qu’on voit si on peut s’entendre et s’aimer pour de vrai ... Au mois de février dernier, j’ai eu une discussion avec une femme égyptienne du Caire. Elle m’a simplement dit : « Oh, moi si mon mari me trompe, je lui demanderai le divorce et il me donnera 3 000 livres par mois ». Vous savez ce que j’ai ressenti dans les paroles de cette femme ? Eh bien, c’est qu’elle n’aimait plus son mari. En fait, elle reste avec lui pour son argent. Je trouve que c’est grave. Pour moi, un couple c’est l’amour, la tendresse, pouvoir se tenir la main dans la rue lorsqu’on se promène. Mais cela est difficile en Egypte, et j’en suis terriblement horrifiée. Pourquoi les moments de tendresse doivent-ils être cachés ? Je ne comprends pas. Je pourrais écrire des pages, mais je prends mon avion cet après-midi pour revenir en Egypte, ce pays que j’aime. Si cela était possible, j’aimerais rencontrer une femme journaliste libre pour parler de ce sujet. Bien cordialement à vous.
Brigitte,France. 



Promouvoir la tanboura

La tanboura est un instrument de musique folklorique très ancien, que les habitants du long du Canal de Suez et du Sinaï connaissent bien. Une troupe de tanboura a été mise en place par Zakariya Ibrahim, qui était à l’origine un agriculteur. Elle compte 20 musiciens. Zakariya voyage avec elle dans toute l’Egypte et a également créé une association au Caire pour la conservation de l’histoire de la musique. Il a donné de nombreux concerts à l’Opéra du Caire, la maison Al-Harrawi, la Citadelle de Mohamad Ali et le square de Messala à Port-Saïd. Avec sa troupe il voyage aussi dans de nombreux pays arabes et européens. Il a gagné le premier prix lors d’un festival de musique au Canada. Il s’agit là d’un exemple brillant pour la protection de notre patrimoine musical. C’est honorable pour l’Egypte et spécialement pour les habitants de Port-Saïd. Je pense que la sauvegarde de la musique de Port-Saïd n’incombe pas seulement à Zakariya. C’est aussi le rôle de tous les habitants de Port-Saïd.

Samah Zaghloul,
Port-Saïd.



Lutte contre la toxicomanie

J’ai lu la lettre intitulée Lutter contre ce fléau de Raouf Hakim, publiée dans le numéro 554 d’Al-Ahram Hebdo, où il est traité de l’utilisation de drogues et de toxicomanie, laquelle s’est largement répandue en Egypte, notamment chez les jeunes.

Il est nécessaire pour lutter contre ce problème de faire prendre conscience aux jeunes du danger qu’il représente. Ces dangers représentés par la toxicomanie ont conduit à un effort d’information, à une intensification de la lutte contre le trafic de drogue, à la surveillance plus étroite de la vente des médicaments psychotropes et à la mise en place de centres médicaux de désintoxication et de centres d’aide psychologique. Je crois qu’il est plus important que les parents prennent soin de leurs enfants et qu’ils soient amis avec eux, parce que, souvent, ce qui pousse un jeune à se droguer, c’est soit la dureté de ses parents qui mène à vouloir se débarrasser de ce sentiment d’étouffement, soit l’indifférence et la négligence à leur égard. C’est sur ce point qu’il faut faire quelque chose, sinon cela poussera les jeunes à prendre une mauvaise voie.

Asmaa Adel,
Le Caire.



Jeanne d’Arc dans les mémoires

Depuis la genèse, la femme sacrifie ses ambitions, ses rêves et sa vie pour être au service de sa patrie, même si elle est à la fin accusée par l’homme ou même tuée.

Parmi les exemples on peut citer Jeanne d’Arc. Jeanne, la fille d’un couple de paysans, est née en 1412 et décédée en 1431, à 19 ans. Pendant la guerre de Cent Ans, elle a endossé la mission de chasser les Anglais de France. Elle disait que si on lui confiait une armée, elle délivrerait Orléans. C’est pourquoi elle est allée chez le roi Charles VII pour l’inciter à reprendre les combats et lui permettre de diriger les soldats.

Alors, elle a brisé l’encerclement d’Orléans le 8 mai 1429 et délivré cette ville à l’âge de 17 ans. Puis Jeanne a été accusée d’être une sorcière portant des habits d’homme et le 30 mai 1431, elle a été brûlée vive à Rouen sans aucune protestation de Charles VII, gêné qu’une jeune femme sans instruction militaire se soit montrée meilleure que l’élite des chefs de la guerre français et anglais.

De nos jours, de nombreuses femmes continuent à mourir pour libérer leur patrie et mon seul désir est que Jeanne d’Arc nous rappelle toujours leurs combats.

Imane Abdel-Fattah Helmy,
Le Caire.



Jérusalem

Quand l’heure va-t-elle sonner

et les peuples se réveiller

à la douleur

de ces personnes qui meurent

et les siècles vont acclamer

le nom de Jérusalem aimé

pourquoi ?

Pourquoi attendre que

la victoire vienne à nous

la foi remplit nos cœurs

mais elle est étouffée par la peur

qui brûle nos heures

et le temps passe

et nos rêves s’entassent

maintenant

ce temps est fini

ce temps est passé

et nos rêves se lèvent

main dans la main

l’avenir devrait s’améliorer

et les drapeaux se hisser

sur un nuage de paix

mais nous en avons marre des guerres

il faut libérer la terre

avec la montée de la volonté

le pouvoir de créer

et la force

de détruire cette violence

et pour montrer qu’on peut coopérer

serait-ce un mirage, un miracle,

des paroles,

une illusion de paix

non, c’est un rêve qu’on peut réaliser

cet instant de silence

nous donnera-t-il toutes les chances

pour pouvoir relancer

un triomphe tant espéré

afin que la vie puisse s’améliorer

pourtant

la vie c’est la gaieté

et la joie de la paix

un rêve de miel

une création nouvelle

un monde nouveau

où régneront l’amour et le beau

laissez le soleil se lever une autre fois

sans nuage ni froid

et la lune dessiner sa tache de lait

l’olivier fleurira-t-il jamais ?

 

dans ces branches,

les colombes referont-elles leur nid ?

les petites colombes qui cognent

aux pins

tombent ensuite aux mains

des assassins

Jérusalem

rubis qu’on va cacher

et mettre dans un musée

sans le toucher ni le voler

de ce lieu à ce nouveau pays

qui s’appelle ISRAEL

un message éclairant, évident

Le revers de la paix

est la mort assurée

mais le prix du sang

est trop cher à payer.

 

 

Mohamed Marwan,
Le Caire.



Une émission pour les jeunes

Un grand nombre de jeunes suivent passionnément l’émission « Animateurs de la vie » présentée par Amr Khaled, non seulement en Egypte, mais aussi partout dans le monde arabe. Cette émission représente une nouvelle conception médiatique qui s’efforce d’exposer l’information religieuse et morale de manière à la fois simple et attirante. L’émission prêche d’autant plus pour un projet de renaissance de la nation arabe et islamique. A l’objectif moral du programme s’ajoute ainsi une visée réformatrice présentée peut-être pour la première fois aux téléspectateurs arabes. En effet, nos jeunes ont besoin de ce type de programmes, surtout à cette époque où la plupart des émissions diffusées se caractérisent malheureusement par l’insignifiance et la platitude. Le grand nombre de jeunes s’intéressant à ce programme atteste le fait que les spectateurs réclament des émissions sérieuses qui touchent les problèmes authentiques dont ils souffrent. Amr Khaled aborde habilement des questions cruciales telles que le chômage des jeunes, l’enseignement technique, la lutte contre les méfaits de la fumée, etc. Il présente des solutions pratiques en comptant sur l’effort des jeunes souhaitant rendre la vie plus belle et plus confortable. Trois éléments sont à la base de la réussite de cette émission : son enthousiasme, sa sincérité et sa simplicité. Amr Khaled est admiré parce que pour la première fois on trouve un jeune homme portant des habits modernes et parlant de la religion dans un langage simple, assimilé par la nouvelle génération. J’invite la télévision égyptienne à profiter des efforts de Amr Khaled visant à la renaissance de la nation arabe et à bénéficier de son influence considérable sur la mentalité des jeunes.

Imane Haggag,
Alexandrie.

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