Hebdomadaire égyptien en langue française en ligne chaque mercredi

Commentaire

La Une
L'événement
Le dossier
L'enquête
Nulle part ailleurs
L'invité
L'Egypte
Affaires
Finances
Le monde en bref
Points de vue
Commentaire
d'Ibrahim Nafie

Carrefour
de Mohamed Salmawy

Portrait
Littérature
Livres
Arts
Sport
Environnement
Loisirs
Echangez, écrivez
La vie mondaine
Pour l’Histoire
Par Ibrahim Nafie

Dans son entretien Pour l’Histoire, le président Moubarak a pris soin de présenter en toute franchise et transparence la vérité en ce qui concerne les prises de positions et les faits en Egypte et dans la région. Les nouvelles générations, celles de l’après 1973, peuvent ne pas être au courant de la période historique qui l’a précédée. Il s’avérait d’une grande nécessité que le président Moubarak mette en lumière les positions et les événements que l’Egypte a traversés à cette étape et les faits en rapport avec l’agression de juin 1967, les efforts déployés pour récupérer la dignité égyptienne et arabe, à travers les préparatifs de la guerre d’Octobre. Le témoignage apporté par le président Moubarak qualifiant la guerre d’octobre de « guerre de libération » est incontestablement un aveu d’un responsable qui a été mêlé à ces événements.

En parlant de l’ex-président Sadate, de son rôle dans les projets d’évolution et de réforme, Moubarak présente aux générations futures un modèle d’objectivité et de reconnaissance. Il reconnaît d’ailleurs qu’il poursuit la trajectoire dessinée par le président Sadate à qui revient l’initiative et les projets d’évolution et de réforme.

Les propos présidentiels concernant la politique adoptée par l’Egypte — à l’issue des moments de crise ou d’événements orageux traversant la région — nous donnent une leçon sur la politique étrangère adoptée par l’Egypte, en tant que plus grand pays arabe.

Le président Moubarak s’attache en fait à un principe essentiel, à savoir le refus de recourir à la force pour régler un désaccord, en particulier quand il s’agit de territoires arabes. Il a également signalé un certain nombre de détails concernant les principes de la politique étrangère égyptienne, à l’égard des pays arabes en particulier. Notons dans ce contexte que le président a révélé les raisons de son refus de consentir à la riposte militaire à la tentative d’assassinat manquée qui l’a visé à Addis-Abeba. Moubarak a préféré y remédier avec calme, faisant prévaloir les considérations nationales et régionales à toute autre considération.

Le président a pris soin lors de son entretien historique de présenter l’image de la réalité égyptienne actuelle, de ses espoirs et ses ambitions pour l’avenir de l’Egypte. Après avoir discuté du processus de réforme et de changement en cours dans les domaines politiques et économiques, il a pris soin de présenter l’essence de sa vision à cet égard. L’une des questions les plus importantes qu’il a pris soin de préciser est le refus total de l’établissement d’un parti religieux en Egypte, confirmant en même temps le droit du citoyen égyptien à l’exercice de son activité politique au sein de n’importe quel parti légitime existant de fait. Il a surtout souligné le principe qu’il a toujours soutenu et pris soin d’affirmer en toute occasion, celui de l’égalité entre tous les citoyens égyptiens sans distinction de religion. Tous les Egyptiens sont égaux en droits et en devoirs. La priorité étant la compétence et la capacité d’exécution. Le président n’a pas manqué d’évoquer dans ce contexte les relations fraternelles qui l’ont lié pendant son enfance et sa jeunesse à des collègues et des amis coptes.

Le président a tenu également à mettre l’accent sur la poursuite des opérations de développement et de réforme, affirmant que la décision d’amender l’article 76 de la Constitution représente le point de départ d’un processus qui sera poursuivi. L’objectif consiste à réaliser une réforme globale, non un simple changement du mode de scrutin présidentiel. Au terme de la dernière partie, le président a clairement précisé que l’objectif de sa décision était l’avenir, et non le présent.

Le président a tenu à confirmer que cet entretien était « Pour l’Histoire ». Il a pris soin de présenter aux nouvelles générations l’essence de sa vision d’une Egypte qui a survécu à tous ces événements. Il place les intérêts de l’Egypte, sa sécurité et sa stabilité en tête de ses priorités. Preuve en est sa décision d’attendre que l’amendement de l’article 76 soit officiellement défini pour décider s’il se présente ou non aux élections pour un nouveau mandat .

 

Pour les problèmes techniques contactez le webmaster

Adresse postale: Journal Al-Ahram Hebdo
Rue Al-Gaala, Le Caire - Egypte
Tél: (+202) 57 86 100
Fax: (+202) 57 82 631